Premières lignes, #5

Bonjour, cette semaine je vous partage les premières lignes du livre reçu pour la Masse Critique de Babelio, « Havres de Grâce » de Rose Tremain.

« Premières lignes » est un rendez vous hebdomadaire qui a pour but de vous faire lire les premières lignes de ma lecture en cours et initié par Malecturothèque. BONNE LECTURE!

Le collier de rubis

Elle venait de Dublin. Dans cette ville populeuse, elle avait travaillé pour une mercière et accompagné sa mère dans sa mort lente. Puis elle s’était découvert le désir inattendu de quitter l’Irlande pour voir le monde. Elle s’appelait Clorinda Morrissey, et avait trente-huit ans à son arrivée dans la ville anglaise de Bath. On était en 1865. Elle n’était pas belle, mais elle avait un sourire d’une grande douceur et une voix suave capable d’apaiser l’âme, de la rasséréner. Clorinda savait que Bath n’était pas exactement « le monde ». Elle avait appris que la ville avait été construite, comme Rome, sur sept collines, et qu’elle était le théâtre de « galas et illuminations » au printemps et à l’automne : deux choses qui dans son esprit, revêtaient d’une certaine splendeur. Elle avait aussi entendu dire que c’était un lieu où se rassemblaient beaucoup de gens riches venus prendre les eaux ou simplement séjourner en villégiature; or là où se rassemblaient les riches, il y avaient de l’argent à gagner.

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