Belle année livresque

C’est parti pour une nouvelle année et ses nouvelles sorties.

Voici de ma sélection de nouveautés pour le mois de janvier. A vos librairies, à vos lectures!

07/01 Jour zéro, Stéphanie Braquehais. Assez des réveils poisseux. Des trous noirs. Un matin, elle décide d’arrêter l’alcool. C’est le jour zéro. Le début d’une vie nouvelle qu’elle retrace dans un journal. L’alcool désinhibe, rend tout-puissant, décuple les sensations. Un petit verre pour oublier ses soucis, un apéro qui l’air de rien se prolonge… Où se situe la frontière entre bien boire et trop boire ? À quel moment l’alcool prend-il trop de place dans notre vie ? Stéphanie Braquehais aborde ces questions de manière intime. En s’appuyant sur les neurosciences, elle cherche à comprendre les ressorts de l’addiction au féminin et les moyens d’y échapper. Un récit sans concession et plein d’humour pour reconquérir sa liberté.

13/01 La vie ô combien ordinaire d’Hannah Green, Michael Marshall Smith. La jeune Hannah Green est persuadée que son existence est plus banale que la moyenne, mais elle ne va pas tarder à découvrir que les ombres de sa vie cachent depuis toujours un monde où rien n’est ce qu’il paraît ; qu’il existe une machine secrète qui convertit les mauvais tours en énergie diabolique ; qu’il y a des champignons qui parlent ; que son grand-père est copain avec le diable depuis plus de cent cinquante ans, et qu’ils ont besoin de son aide. Un million d’histoires courent le monde. La plupart sont parfaitement ordinaires… mais pas celle-ci.
Poignant et imprévisible, un conte digne de captiver les lecteurs de tout âge, par l’auteur multi-récompensé de Nous sommes là et Les Hommes de paille.

13/01 L’arbre du mal, Tana French. La vie a toujours souri à Toby Hennessy jusqu’au soir où tout bascule. Victime d’une violente agression dans les rues de Dublin, il en ressort traumatisé et souffrant d’amnésie. Il part alors se reconstruire à la Maison au Lierre, une superbe villa familiale blottie dans un écrin de verdure. Cependant, à peine est-il arrivé qu’un mystérieux crâne est trouvé sur la propriété, dans le tronc de son orme favori.
Des inspecteurs sont envoyés sur place, mais Toby ne résiste pas à l’envie de mener l’enquête. Alors que les suspects s’accumulent, un secret de famille se dessine, mais sa mémoire altérée l’empêche d’en saisir pleinement les contours. Avec ce thriller psychologique aussi envoûtant qu’horrifique, Tana French nous interroge sur la notion de destin et sur ce qu’on est prêt à risquer quand on ne sait plus exactement qui on est.

13/01 Soeurs, Daisy Johnson. Juillet a une sœur de dix mois son aînée, Septembre. Elles sont inséparables. Mais Septembre peut se montrer terrifiante. Elle pousse Juillet à faire des choses qu’elle ne veut pas. Et, comme hypnotisée par le regard noir de sa sœur, Juillet obéit. Depuis « l’incident » , tout a changé. Elles ont dû déménager loin d’Oxford avec leur mère Sheela, écrivaine pour enfants, dans une vieille maison au bord de la mer, qui, si l’on tend bien l’oreille, semble animée d’une vie propre. Le sommeil y est impossible et les rêves sans fin. L’atmosphère devient brumeuse et étouffante pour Juillet. Tandis que les deux adolescentes font leurs premiers pas dans le monde du désir et de la sexualité, un vent de violence se lève. A mesure que le lecteur remonte le fil jusqu’à ce fameux incident, l’auteure fait germer une cruelle pensée dans la tête du lecteur : et si Juillet n’obéissait finalement qu’à elle-même ?
Daisy Johnson nous plonge dans un univers gothique, âpre et ardent où explose la fureur de l’adolescence.

13/01 Le grand abandon, Cory Doctorow. Dans un monde ravagé par le changement climatique, au sein d’une société dominée par la richesse, Hubert  » Etc  » Espinoza, Seth et Natalie n’ont nulle part où aller. Pourtant une autre façon de vivre se dessine, grâce aux progrès de la technologie. Alors, comme des centaines de milliers d’autres, le trio décide de tourner le dos aux règles établies pour… tout abandonner. Mais le danger est partout : les terres dévastées par le réchauffement de la planète ne connaissent plus de lois et fourmillent de prédateurs.
Bravant les menaces, les premiers Abandonneurs construisent les bases de ce qui pourrait devenir une utopie de l’abondance. Avant de découvrir l’unique chose que les ultrariches n’ont jamais pu acheter : le moyen de vaincre la mort…

14/01 La rencontre, une philosophie, Charles Pépin. Dans la lignée de Les Vertus de l’échec et La Confiance en soi, un nouvel essai de philosophie pratique, où Charles Pépin montre que toute vraie rencontre est en même temps une découverte de soi et une redécouverte du monde. Une philosophie salutaire en ces temps de repli sur soi.
Pourquoi certaines rencontres nous donnent-elles l’impression de renaître ? Comment se rendre disponibles à celles qui vont intensifier nos vies, nous révéler à nous-mêmes ? La rencontre – amoureuse, amicale, professionnelle – n’est pas un  » plus  » dans nos vies. Au cœur de notre existence, dont l’étymologie latine ex-sistere signifie  » sortir de soi « , il y a ce mouvement vers l’extérieur, ce besoin d’aller vers les autres. Cette aventure de la rencontre n’est pas sans risque, mais elle a le goût de la  » vraie vie « . De Platon à Christian Bobin en passant par Belle du Seigneur d’Albert Cohen ou Sur la route de Madison de Clint Eastwood, Charles Pépin convoque philosophes, romanciers et cinéastes pour nous révéler la puissance, la grâce de la rencontre. En analysant quelques amours ou amitiés fertiles – Picasso et Éluard, David Bowie et Lou Reed, Voltaire et Émilie du Châtelet… – il montre que toute vraie rencontre est en même temps une découverte de soi et une redécouverte du monde. Une philosophie salutaire en ces temps de repli sur soi.

14/01 Ta main sur ma bouche, Déborah Saiag, Mika Tard. « Elle a mis un #MeToo. Une espèce d’onde de choc envahit mon sternum. Tout mon corps se raidit. Comme une agression.
– ; Putain, mais qu’est-ce qu’elle ressort cette histoire d’il y a dix mille ans ? C’est pas possible !
– ; C’était pas il y a dix mille ans, c’était il y a six ans, Edouard.
– ; Et elle dit quoi ?
– ; Elle raconte tout. « 

Edouard et Alison, dite Ali, sont en couple depuis deux ans quand l’ex d’Edouard publie un #MeToo dans lequel elle accuse un de leurs amis de l’avoir violée. Au cours des quelques heures qui suivent, le destin d’Edouard et d’Ali bascule à tout jamais… Alternant les voix d’Edouard et d’Ali, Déborah Saïag et Mika Tard signent un thriller psychologique haletant qui questionne la complexité de l’ère #MeToo et les répercussions d’une accusation de viol au sein d’un groupe d’amis.
D’une écriture vive et contemporaine, Ta main sur ma bouche explore la zone grise et nous force à nous interroger : qu’aurions-nous fait à leur place ?

14/01 Le bazar du zèbre à pois, Raphaëlle Giordano. « Je m’appelle Basile. J’ai commencé ma vie en montrant ma lune. Est-ce pour cela que j’ai toujours eu l’impression de venir d’une autre planète ? Je n’ai pourtant pas compris tout de suite de quel bois j’étais fait. Peut-être plus un bois de Gepetto que de meuble Ikea.» Basile, inventeur, agitateur de neurones au génie décalé, nous embarque dans un univers poético-artistique qui chatouille l’esprit et le sort des chemins étriqués du conformisme. De retour à Mont-Venus, il décide d’ouvrir un commerce du troisième type : une boutique d’objets provocateurs. D’émotions, de sensations, de réflexion. Une boutique « comportementaliste », des créations qui titillent l’imagination, la créativité, et poussent l’esprit à s’éveiller à un mode de pensée plus audacieux ! Le nom de ce lieu pas comme les autres ? Le Bazar du zèbre à pois.

14/01 Que dieu lui pardonne, Laurent Malot. Maya a dix-sept ans. Lorsqu’elle décide d’échapper à la violence de son père, elle trouve refuge à Fécamp, au pied des falaises. Elle se reconstruit et peut enfin se rêver un avenir : elle sera architecte.
Mais dans l’appartement mitoyen du sien, quatre enfants, de six à douze ans, sont la proie d’un homme tyrannique. Son combat, désormais, n’est plus seulement de sauver son âme, mais de les protéger.
Jamais elle n’aurait imaginé que les choses se passeraient ainsi. Elle va agir avec son cœur. Sans réfléchir. Que Dieu lui pardonne. Comme il pardonne aux lâches. Aux misérables
Avec pudeur et simplicité, Laurent Malot écrit sur des drames qui touchent des milliers de femmes et d’enfants.
Que Dieu lui pardonne est une histoire poignante d’où jaillit la lumière, pour le plus grand bonheur des lecteurs. Une formidable ode à l’amour.

14/01, Doucement renait le jour, Delphine Giraud. Connie, jeune femme au caractère bien trempé, a réalisé
son rêve de devenir fleuriste et gère sa boutique d’une main de maître. Mais le jour où elle découvre une ancienne photo d’elle à côté d’un petit garçon, toutes ses certitudes s’effondrent. Qui est cet enfant ? Acculé, son père lui avoue qu’il s’agit de Mat, son petit frère. Victime d’un accident à l’âge de deux ans, il est resté tétraplégique et communique peu avec le monde extérieur. Connie l’a effacé de sa mémoire. Emportée par son désir de connaître son frère et de rattraper le temps perdu, elle oublie alors une question essentielle : pourquoi ses parents ont-ils préféré lui cacher la destinée de Mat pendant si longtemps ? Elle ignore encore ce qu’il en coûte de remuer le passé…

14/01, Le sang des Belasko, Chrystel Duchamp. Cinq frères et sœurs se réunissent dans la maison de leur enfance, la Casa Belasko, une imposante bâtisse isolée au cœur d’un domaine viticole au sud de de la France. Leur père, vigneron taiseux, vient de mourir. Il n’a laissé qu’une lettre à ses enfants, dans laquelle sont dévoilés nombre de secrets. Le plus terrible de tous, sans doute : leur mère ne se serait pas suicidée – comme l’avaient affirmé les médecins six mois plus tôt. Elle aurait été assassinée… Au cours de cette nuit fatale, les esprits s’échauffent. Colères, rancunes et jalousies s’invitent à table. Mais le pire reste à venir. D’autant que la maison – coupée du monde – semble douée de sa propre volonté. Quand, au petit matin, les portes de la Casa se rouvriront, un membre de la fratrie sera-t-il encore en vie pour expliquer la tragédie ?

19/01 Le parfum des fleurs la nuit, Leila Slimani. Comme un écrivain qui pense que « toute audace véritable vient de l’intérieur », Leïla Slimani n’aime pas sortir de chez elle, et préfère la solitude à la distraction. Pourquoi alors accepter cette proposition d’une nuit blanche à la pointe de la Douane, à Venise, dans les collections d’art de la Fondation Pinault, qui ne lui parlent guère ?
Autour de cette « impossibilité » d’un livre, avec un art subtil de digresser dans la nuit vénitienne, Leila Slimani nous parle d’elle, de l’enfermement, du mouvement, du voyage, de l’intimité, de l’identité, de l’entre-deux, entre Orient et Occident, où elle navigue et chaloupe, comme Venise à la pointe de la Douane, comme la cité sur pilotis vouée à la destruction et à la beauté, s’enrichissant et empruntant, silencieuse et raconteuse à la fois. C’est une confession discrète, où l’auteure parle de son père jadis emprisonné, mais c’est une confession pudique, qui n’appuie jamais, légère, grave, toujours à sa juste place : « Écrire, c’est jouer avec le silence, c’est dire, de manière détournée, des secrets indicibles dans la vie réelle ». C’est aussi un livre, intense, éclairé de l’intérieur, sur la disparition du beau, et donc sur l’urgence d’en jouir, la splendeur de l’éphémère. Leila Slimani cite Duras : « Écrire, c’est ça aussi, sans doute, c’est effacer. Remplacer. » Au petit matin, l’auteure, réveillée et consciente, sort de l’édifice comme d’un rêve, et il ne reste plus rien de cette nuit que le parfum des fleurs. Et un livre.

20/01, Suis-je hyper sensible? Fabrice Midal. Vous vous sentez différent des autres. Vous êtes bousculé par trop d’émotions, trop de pensées, trop de sensations. Vous vous en voulez de ne pas être calme, raisonnable, zen. En réalité, vous avez un don. Apprenez à l’exploiter.
Je suis hypersensible et, pour comprendre ce qui m’arrive, j’ai mené une enquête. J’ai rencontré des spécialistes de différentes disciplines, des scientifiques, des neurologues, des physiciens, des anthropologues, des psychologues, des philosophes et des historiens. Je vous livre ici les éléments de mon voyage au cœur d’un pouvoir méconnu et les moyens à mettre en œuvre pour le déployer.

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