Premières lignes, #10.

Cette semaine, j’ai décidé de ne pas vous partager les premières lignes de mon roman en cours mais d’un de mes défis de cette année!

C’est un pavé de 1108 pages, reçu la semaine dernière et une des sorties de la dernière rentrée littéraire 2020, Les lionnes de Lucy Ellman catégorisé comme « l’un des plus grands livres du siècle » par The Irish Times (journal quotidien Irlandais).

Premières lignes a pour but de vous faire découvrir les premières lignes de ma lecture en cours (pas cette fois) et a été initié par Malecturothèque.

Bonne lecture et à très vite!

Quand on n’est que vigueur, lutte et solitude, vos petits-parce qu’ils sont doux, potelés, vulnérables-peuvent vous sembler des proies.

Etre réveillé par le coup de patte au visage d’un lionceau endormi. Dans la tanière étroite, la promiscuité moite et dense des corps lui donnait parfois des montées de chaleur proches de la nausée ou de l’ennui. Etirant ses longs membres aussi loin que le permettait l’espace, elle avait hâte de s’engager sur sa sente sinueuse, vers les lointains en quête d’un cerf. Dans ses rêves, elle en massacrait des hardes entières. Elle recherchait la prise ferme sur la nuque du cerf, la rapide déchirure de la peau, sa gueule s’emplissant enfin de cette chose humide, chaude et nécessaire. Car la vie n’est en réalité que cela, se détendre et bondir, bondir et se détendre.

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