Le prix des lecteurs du Var.

Bonjour les lecturovores !!! A l’approche du week-end qui arrive à grand pas et pour vos soirées d’hiver qui commencent à 18h, je vous partage les trois sélections du Prix des lecteurs du Var 2020 !!!!

Comme vous le savez, je suis Varoise d’adoption et chaque année se déroule la fête du livre du Var. Pour l’occasion, un prix des lecteurs est organisé, chacun étant invité à voter pour son ouvrage préféré parmi une sélection de 3 romans parus dans l’année dans les catégories adulte, jeunesse et BD. Pendant un laps de temps, vous devez les découvrir et voter pour fin octobre. Ensuite, « le meilleur » est élu lors du salon qui se déroule sur Toulon pendant 3 jours, fin novembre.

Là pour le coup, covid oblige, celui ci a été annulé! Et le « meilleur », le « gagnant » n’a pas été désigné. Si vous avez remarqué, je note bien meilleur entre guillemets. Personnellement, j’ai lu la sélection adulte et j’ai découvert 3 magnifiques romans. Je suis contente d’y avoir participer car je ne pense pas que j’aurais eu la chance de découvrir ces auteurs. Bon, j’ai quand même voter et vous retrouverez mon choix en fin d’article. La présentation reprend mon ordre de lecture. Cette année, je pense bien aussi lire les BD, actuellement je suis très attirée par ce genre, que je connais peu.

Je vous souhaite une belle découverte de ces trois perles et à bientôt les lecturovores !!!

La deuxième femme de Louise Mey, 300 pages, Edition Le Masque.

Quatrième de couverture : Sandrine ne s’aime pas. Elle trouve son corps trop gros, son visage trop fade. Timide, mal à l’aise, elle bafouille quand on hausse la voix, reste muette durant les déjeuners entre collègues.
Mais plus rien de cela ne compte le jour où elle rencontre son homme, et qu’il lui fait une place. Une place dans sa maison, auprès de son fils, sa maison où il manque une femme. La première. Elle a disparu, elle est présumée morte, et Sandrine, discrète, aimante, reconnaissante, se glisse dans cette absence, fait de son mieux pour redonner le sourire au mari endeuillé et au petit Mathias.
Mais ce n’est pas son fils, ce n’est pas son homme, la première femme était là avant, la première femme était là d’abord. Et le jour où elle réapparaît, vivante, le monde de Sandrine s’écroule.

Mon avis: Alors celui-ci. Sandrine, quel personnage… Au début, comment dire, je me souviens encore de ce que j’ai ressenti! Comment elle m’a énervé! J’avais l’envie de passer à travers ma tablette (et oui format ebook) pour la secouer, la réveiller !!! Elle m’exaspérait. Et ensuite au fil de ma lecture, je me suis détendue, j’ai apprécié ce personnage, elle est en faite très émouvante. Femme complexée, adepte de l’autoflagellation, elle se considère comme moche, grosse… Ce manque de confiance en elle, va la pousser à rencontrer cet homme, Mr Langlois, seul avec un enfant et dont la première femme a disparu… Qui est vraiment ce Mr Langlois? Est-il correct avec Sandrine ou est-elle folle? Et puis un jour la première femme réapparait, que s’est-il réellement passé? Sandrine prend alors le rôle de la deuxième femme…

⭐⭐⭐⭐ /5. Après un début particulier, j’ai beaucoup aimé. Mais ce n’est pas mon préféré !

 » Le phénomène d’emprise est souvent comparé à un iceberg; on peut tenter de décompter les violences physiques : les féminicides. Mais il ne s’agit que de la partie visible de l’emprise : avant la violence physique, il y a souvent une succession de violences psychologiques qui s’installent dans le temps. »

Pacifique de Stéphanie Hochet, 112 pages, Edition Rivages.

Quatrième de couverture : Dans le chaos de la Seconde Guerre mondiale, sur un porte-avions de l’empire du Japon, le soldat Kaneda s’apprête à mourir. Il a pour mission de s’écraser contre un croiseur américain. Ainsi il contribuera à l’éradication de l’homme occidental, l’ennemi civilisationnel, l’ennemi intime. Mais Isao Kaneda doute. Il pressent que la guerre est perdue et que son sacrifice ne sauvera pas le pays. Isao devra puiser dans son passé, dans son éducation et les coutumes ancestrales pour trouver la force d’aller jusqu’au bout. Le matin du départ, il exécute les ordres et monte à bord de son chasseur Zero. En plein vol, une avarie l’oblige à atterrir en urgence sur une petite île de l’archipel. Alors, loin de la guerre, au cœur d’une nature éternelle et divine, le mot pacifique prendra tout son sens…

Mon avis : A la base, ce n’est pas vraiment mon style de lecture. Je n’aime pas beaucoup ou plutôt je n’aimais pas beaucoup les romans qui traitent de la guerre surtout la seconde. C’est mon coté pacifiste. C’est là, d’ailleurs, que la lecture prend tout son sens. C’est l’histoire d’un jeune japonais envoyé à la guerre, dans le respect de ses valeurs. Il part pour mourir, il le sait, pour sauver son pays, son honneur. C’est un kamikaze, comme il se définit. Par contre, pour lui, sa vie prendra un autre chemin. C’est un roman court, très poétique.

⭐⭐⭐⭐/5. Une très jolie surprise.

« Nous sommes appelés à devenir des « fleurs de cerisier ». Le sakura, fleur symbole du Japon. Elle s’épanouit au printemps et le souffle du vent suffit à l’emporter. Vivre telle une efflorescence printanière serait donc croître et disparaître au paroxysme de la jeunesse. Laissant dans l’air le souvenir de sa beauté éphémère.
Nous deviendrons des végétaux délicats, des corolles époustouflantes sous lesquelles les futurs mariés joignent leurs mains.
Le Hagakure rappelle que les samouraïs doivent posséder dans leur besace de la poudre de riz afin qu’en cas de trépas ils puissent veiller à avoir dans la mort le teint du cerisier en fleur.
Nous deviendrons l’image même de la fragilité qui vit le temps d’un soupir et meurt avec légèreté.
Nous changerons d’état, abandonnant la lourdeur de l’enveloppe humaine pour abriter en nous la sève végétale, pour nous remplir de leur couleur délicate et voler, voler jusqu’à la désintégration. »

Rivage de la colère de Caroline Laurent, 256 pages, Edition Les Escales.

Quatrième de couverture: Septembre 2018. Pour Joséphin, l’heure de la justice a sonné. Dans ses yeux, le visage de sa mère… Mars 1967. Marie-Pierre Ladouceur vit à Diego Garcia, aux Chagos, un archipel rattaché à l’île Maurice. Elle qui va pieds nus, sans brides ni chaussures pour l’entraver, fait la connaissance de Gabriel, un Mauricien venu seconder l’administrateur colonial. Un homme de la ville. Une élégance folle.
Quelques mois plus tard, Maurice accède à l’indépendance après 158 ans de domination britannique. Peu à peu le quotidien bascule et la nuit s’avance, jusqu’à ce jour où des soldats convoquent les Chagossiens sur la plage. Ils ont une heure pour quitter leur terre. Abandonner leurs bêtes, leurs maisons, leurs attaches. Et pour quelle raison ? Pour aller où ? Après le déchirement viendra la colère, et avec elle la révolte.

Mon avis : Histoire vraie, celle de l’archipel des Chagos et sa décolonisation. Caroline Laurent retrace sublimement les faits. Le livre débute en 1967 quand arrive un jeune Mauricien, Gabriel, qui vient seconder l’Administrateur installé à Diego Garcia. Là, Marie-Pierre Ladouceur vit heureuse dans cette nature préservée, même si elle travaille comme les autres à l’exploitation des noix de coco pour produire l’huile de coprah. Gabriel et Marie se rencontrent et s’aiment malgré leurs différences et les préjugés. Elle est déjà mère d’une petite Suzanne, tombe sous le charme du nouvel arrivant, le séduit mais les jours heureux vont bientôt se terminer subitement. En effet, un référendum permet à Maurice d’obtenir l’indépendance mais un accord secret cède l’archipel des Chagos aux Anglais qui ont un accord avec les États-Unis voulant y créer une base militaire. Toute la population est évacuée en quelques heures, embarquée dans la cale d’un cargo pour Maurice. Là-bas, ces familles laissées à l’abandon, vivent dans un bidonville. Beaucoup de souffrances et de vies sacrifiées. E,n parallèle, nous assistons au procès. J’ignorais complètement cette histoire, l’auteure nous confie qu’elle lui vient de sa mère mauricienne « L’île Maurice est mon caillou dans la chaussure, mon grain de sable » et elle m’a bouleversé.

⭐⭐⭐⭐⭐/5. Voici mon vote. Je recommande fortement !

« Je me souviens des couleurs.
Le reste, vidé, oublié.
Le soleil descendait dans la mer et la mer n’était plus bleue mais orange.
Le rouge des femmes.
Le noir de la cale. Nos peaux tassées.
Le gris cendre d’un chien.
Je me souviens du vert, du beige et du kaki.
Et au milieu de tout ça, les pleurs de ma mère
« .

Voilà pourquoi j’aime participer aux prix, pour la richesse de ces lectures. J’ai hâte de renouveler l’expérience. Et vous, vous participez à un prix cette année ???

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